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Nutrition Humaine

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6 janvier 2012

PRONAH : FAIRE BAISSER L’HYPERTENSION AVEC UNE BONNE ALIMENTATION

FAIRE BAISSER L’HYPERTENSION AVEC UNE BONNE ALIMENTATION

     Pour savoir comment diminuer la tension artérielle (pression artérielle) et l'hypertension, il faut d'abord comprendre ce qu'est la tension artérielle. Le sang exerce une pression contre les parois des artères, cette force s'appelle la pression artérielle ou encore la tension artérielle. Lorsque cette pression devient trop élevée on parle d'hypertension. Avec l'hypertension, le vieillissement des artères s'accélère, le cœur devient fatigué plus vite car il est plus sollicité. La pression artérielle augmente si vous faites des efforts ou êtes stressé(e). Il faut donc vous faire mesurer la tension artérielle lorsque vous êtes au repos, dans un état psychologique calme. Si vous n'êtes pas au repos lors d'une mesure, et qu'elle montre une hypertension, vous devriez confirmer cette hypertension par 2 autres mesures à réaliser à 1 ou 2 mois d'intervalle, toujours dans un état calme. L'hypertension est atteinte lorsqu'une mesure de la pression artérielle indique une pression artérielle systolique supérieure à 14 (140 mm de mercure) ou une pression diastolique supérieure à 9. Les scientifiques attribuent une grande partie des prévalences de ces problèmes de santé à l'alimentation.

  • Après des décennies de recherches, les scientifiques ont conclu que l'alimentation favorise l'hypertension et les maladies cardiovasculaires : trop de sel, trop de graisses saturées, trop de calories et pas assez de fruits et de légumes.
  • Certains autres facteurs pourraient également favoriser l'apparition de l'hypertension : l'âge, le tabagisme, l'hérédité, etc.

Mais la bonne nouvelle, est que vous pouvez jouer un rôle actif dans la prévention et le contrôle de l'hypertension en faisant attention à ce que vous mangez.

Conseils pour diminuer la tension artérielle et l'hypertension

Consommez moins de sel

       Les médecins avaient commencé par noter un lien entre l'hypertension et le chlorure de sodium (la forme la plus commune de sel alimentaire) dès le début des années 1900, quand ils avaient trouvé que la restriction de sel chez les patients atteints d'insuffisance rénale et d'hypertension artérielle sévère diminua leur tension artérielle et améliora leur fonction rénale. Pour baisser la tension, les experts conseillent de limiter la consommation de sodium à 2,4 grammes par jour (soit environ 1 cuillère à thé de sel de table). Pour diminuer l'apport en sel dans votre alimentation, suivez ces conseils.

1)      Achetez des légumes "sans sel ajouté", que ces légumes soient frais, congelés au naturel ou en boîtes de conserve."

2)      Utilisez du poisson frais, de la volaille (ou toute autre viande) maigre, plutôt que du poisson ou de la viande en conserve, transformée, fumée ou salée.

3)      Utilisez les herbes, les épices, le sel et les mélanges sans assaisonnement lorsque vous faites la cuisine et à table.

4)      Faites cuire le riz, les pâtes, les céréales chaudes sans sel.

5)      Rincez les aliments en conserve, tels que le thon ou la sardine, afin d'enlever le plus possible de sel.

6)      Achetez le plus possible les versions allégées en sel, voire "sans sel ajouté" des aliments.

7)      Pour le petit déjeuner, choisissez des céréales "prêt-à-manger" qui contiennent le moins de sel (regardez bien les étiquettes des boîtes).

Vous pouvez également remplacer le sel par 20 herbes et épices antivieillissement

  • Le romarin et le basilic pour leur pouvoir anti-inflammatoire,
  • Le cumin et la sauge pour leur pouvoir de lutte contre la démence,
  • La cannelle, le poivre de Cayenne pour leur pouvoir de lutte contre l'obésité,
  • La cannelle, la coriandre pour leur pouvoir de régulation du sucre,
  • La citronnelle, la muscade, les feuilles de laurier et le safran pour leurs effets calmants sur la mauvaise humeur,
  • Le curcuma pour son pouvoir de lutte contre le cancer,
  • L'origan pour son pouvoir de lutte contre les champignons,
  • L'ail, les graines de moutarde et la chicorée pour leur pouvoir d'améliorer le système de pompage du cœur,
  • Le basilic et le thym pour leur pouvoir de garder la peau jeune,
  • Le curcuma, le basilic, la cannelle, le thym, le safran, le gingembre pour leur pouvoir stimulant du système immunitaire,
  • La coriandre, le romarin, le piment de Cayenne, le piment de la Jamaïque et le poivre noir pour leur pouvoir antidépressif.

       Près de 50% des personnes qui ont de l'hypertension sont sensibles au sel, c'est à dire que manger trop de sel fait monter clairement leur tension artérielle et les met en risque de complications. En outre, les personnes atteintes de diabète, les personnes obèses et les personnes âgées semblent plus sensibles aux effets du sel que le reste de la population. Toutefois, la question de savoir si une forte consommation de sel met également les personnes en bonne santé en situation de risque face à l'hypertension est à l'origine d'un débat considérable. Peu importe si une consommation élevée en sel augmente la pression artérielle ou pas, elle interfère bel et bien la tension artérielle, et diminue les effets des médicaments antihypertenseurs.

Gardez un œil sur les matières grasses

      Une alimentation faible en graisses saturées peut réduire le taux de cholestérol, mais son effet sur la tension artérielle n'est pas bien établi. Il est important de vous rappeler, cependant, que pas toutes les graisses sont mauvaises. En particulier les acides gras oméga-3 qui sont très sains pour le cœur, que l'on trouve dans les poissons gras comme le maquereau et le saumon, certaines huiles telles que l'huile de canola, et certains fruits à coque et céréales telles que le lin. De grandes quantités de ces acides gras pourraient contribuer à réduire une tension artérielle élevée, mais leur rôle dans la prévention de l'hypertension artérielle n'est pas clair. Ce qui est visible est leur effet sur les maladies du cœur. Un certain nombre d'études ont établi un lien entre une consommation suffisante de poissons (même une consommation modérée) avec une réduction du risque de crise cardiaque et de mort subite.

Augmentez votre apport en potassium

      Consommer trop peu de potassium peut augmenter votre tension artérielle ainsi que le risque d'accident vasculaire cérébral. Une consommation élevée de potassium alimentaire pourrait permettre à certaines personnes de réduire la dose de leurs médicaments anti-tension artérielle. Dans une étude menée en Italie, 27 personnes souffrant d'hypertension ont augmenté leur apport en potassium et 27 autres personnes ont suivi leur régime alimentaire habituel. Après une année, 81% des personnes qui consommaient davantage de potassium ont été en mesure de réduire leurs prises de médicaments anti-tension de plus de 50%, alors que seulement 29% des personnes qui ont suivi leur régime alimentaire habituel pouvaient réduire autant leurs prises de médicaments. Avant d'augmenter votre apport en potassium, consultez votre médecin. En effet, certaines personnes, par exemple celles qui ont une maladie rénale, pourraient avoir besoin d'éviter à la fois le potassium et le sel.

Nutriments essentiels, les 7 nutriments à consommer en priorité

1)      Potassium

    Le potassium régule la pression artérielle. Pour combler la carence en potassium, mangez les aliments suivants : agrumes, melons, bananes, haricots de Lima, pomme de terre, épinards, etc.

2)      Fibres alimentaires

     Les fibres facilitent la digestion, abaissent le cholestérol, diminuent le risque du cancer et apportent la satiété. Pour combler la carence en fibres alimentaires, mangez les aliments suivants : flocons d'avoine, riz brun, céréales, haricots, fruits, légumes, etc.

3)      Vitamine E

    La vitamine E soutient le système immunitaire, la santé de la peau et agit comme antioxydant pour réduire les risques de maladies cardiaques et de cancer. Pour combler la carence en vitamine E, mangez les aliments suivants : huiles végétales, avocats, noix, etc.

4)      Calcium

    Le calcium aide pour obtenir des os en bonne santé et une pression artérielle saine. Le calcium est particulièrement important pour les personnes âgées. Pour combler la carence en calcium, mangez les aliments suivants : produits laitiers sans matières grasses ou allégés en matières grasses (lait, yaourt, fromage, etc.), amandes, saumon en conserve, etc.

5)      Magnésium

   Le magnésium est nécessaire pour entretenir la santé des os et des muscles, y compris la santé du cœur. Pour combler la carence en magnésium, mangez les aliments suivants : son de céréales, épinards, noix du Brésil, graines de citrouille, saumon, flétan, etc.

6)      Vitamine A

   La vitamine A est utile pour maintenir la santé de la peau, des yeux et du système immunitaire. Pour combler la carence en vitamine A, mangez les aliments suivants : fruits et légumes de couleur orange (carottes, courges, patates douces, mangues, etc.), melons, etc.

7)      Vitamine C

   La vitamine C est bonne pour le système immunitaire, la cicatrisation de la plaie et de la santé de la peau. Les sports d'endurance augmentent également le besoin de vitamine C dans le corps. Pour combler la carence en vitamine C, mangez les aliments suivants : agrumes, poivrons verts, poivrons rouges, kiwis, fraises, etc.

Aliments sains : 15 fruits et légumes très sains

Betterave

     Les betteraves (la version potagère - rouge - et non la version qui sert à produire du sucre) sont l'une des meilleures sources de bétaïne et d'acide folique, les éléments nutritifs qui diminuent les risques des maladies cardio-vasculaires.

Chou

    Un verre de ces feuilles croquantes (22 calories) est rempli de sulforaphane (un produit chimique). Le sulforaphane stimule la production (dans le corps) des enzymes qui suppriment des radicaux libres qui endommagent les cellules et provoquent le cancer.

Pruneau

   Ils contiennent de grandes quantités d'acides neochlorogeniques et chlorogéniques, des antioxydants qui protègent efficacement contre les tumeurs cancéreuses.

Bette

    Un demi-verre de ce légume vert, cuit, embarque 10 mg de lutéine et zéaxanthine, des caroténoïdes qui protègent contre des dommages rétiniens.

Goyave

    La goyave a une concentration plus élevée en antioxydants iycopene qui peuvent réduire le risque de cancer, encore davantage que les tomates et les pastèques qui sont également considérés comme très bénéfiques.

Epinard

   Les épinards contiennent la lutéine et la zéaxanthine, des caroténoïdes qui contribuent à repousser la dégénérescence maculaire, une cause majeure de cécité chez les personnes âgées. De plus, les études montrent que cette fontaine de jouvence verte pourrait inverser certains signes de vieillissement.

Soja

    Le soja (en haricots) contient de grandes quantités de protéines qui comprennent tous les acides aminés essentiels. Le soja est une source riche en calcium, fer, zinc, phosphore, magnésium, vitamine B, acides gras oméga 3 et fibres. Les haricots de soja sont bénéfiques pour le cœur.

Baie

    Les baies sont remplies de vitamine C, folate, fibres et phytonutriments. Les baies fraîches font partie des aliments les plus puissants pour lutter contre les maladies. Les baies sont faciles à préparer, il faut simplement laver et rincer, pas besoin de peler.

Kiwi

    Le kiwi est riche en vitamine C, en potassium et pleins de fibres. Dans une étude récente, le kiwi a été classé le plus nutritif, parmi 28 fruits les plus souvent consommés.

Brocoli

    Comme le chou frisé ou l'épinard, le brocoli est une grande source de vitamine K, un nutriment nécessaire pour aider le sang à coaguler correctement. Il est aussi une source riche en vitamines A et C, en antioxydants, et est une bonne source végétale de calcium.

Edamame

   Les edamames (une sorte de haricots de soja) sont une source fantastique de protéines végétales. Et ils fournissent des œstrogènes végétaux aussi bien que des fibres.

Lentille

    Les lentilles, peu importe leur couleur, sont riches en protéines et fibres. Et elles sont également une bonne source d'acide folique, une sorte de vitamine B qui est particulièrement importante aux femmes enceintes pour prévenir les défauts de naissances.

Gingembre

    Les gingérols contenus dans le gingembre peuvent aider à réduire les malaises, d'autres composés peuvent aident à éviter les migraines et douleurs arthritiques en bloquant les prostaglandines qui causent l'inflammation.

Grenade

   La grenade est une bonne source d'antioxydants, surtout en proanthocyanins, qui se trouvent dans d'autres fruits de pigmentation rouge et violette (comme les bleuets, les fraises et les framboises noires). Le fruit apporte de hauts niveaux de polyphénols et de flavonoïdes, qui protègent le cœur et réduisent l'inflammation. La grenade est une bonne source de vitamines C et K, et de potassium.

Avocat

    Les avocats apportent de l'acide oléique, une graisse insaturée qui contribue à diminuer le taux de cholestérol global et à augmenter les niveaux de bon cholestérol (HDL), ainsi qu'une bonne dose de fibres.

Obtenez suffisamment de calcium

      Certaines études suggèrent qu'un faible apport en calcium pourrait contribuer à l'hypertension artérielle, mais le rôle exact du calcium dans l'hypertension est inconnu. Une théorie soutient qu'un manque de calcium dans l'alimentation prédispose le corps à conserver le sodium, ce qui fait augmenter la tension artérielle. Pour cette raison, il pourrait être particulièrement important que les personnes sensibles au sel, souffrant d'hypertension, obtiennent suffisamment de calcium. Bien qu'il y’ait des preuves que la consommation de nombreux aliments riches en calcium pourrait aider à prévenir l'hypertension, les efforts visant à contrôler la tension artérielle par des suppléments de calcium ont produit des résultats mitigés. À l'état actuel des connaissances scientifiques sur le calcium, les experts sont réticents à recommander des suppléments de calcium uniquement pour réduire la tension artérielle. Mais étant donné que de nombreuses personnes ne consomment tout simplement pas assez de calcium via leur alimentation, or le calcium est également essentiel pour la prévention de l'ostéoporose, rares sont ceux qui militent contre l'utilisation de suppléments pour accroître vos apports en calcium.

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5 novembre 2011

PRONAH : Propriétés nutritionnelles et vertus de "l'Arbre Miracle"

Propriétés nutritionnelles et vertus de "l'Arbre Miracle"

Moringa Oleifera

 

      Les carences en vitamine A et en fer, associées aux maladies infectieuses, continuent à faire des ravages dans les pays en développement. Par ailleurs, l’incidence des maladies liées à l’obésité augmentent, que ce soient dans les pays développés ou dans les pays en développement. Des régimes alimentaires riches en fruits et légumes, en apportant des micronutriments et des composés phytochimiques bons pour la santé, pourraient être bénéfiques pour lutter à la fois contre la malnutrition et contre l’obésité. En effet un régime alimentaire riche en micronutriments et antioxydants est fortement recommandé chez les personnes atteintes du VIH/SIDA pour ralentir l’évolution de la maladie. La plupart des gens dans le monde n’ont pas facilement accès aux légumes indispensables pour une bonne santé.

     On attribue chaque année la mort de 2,7 millions de personnes à une consommation insuffisante de fruits et légumes, celle-ci se classant parmi les 10 premiers facteurs de risque de mortalité (Ezzati et al., 2002). La malnutrition sévit dans les pays en développement où la disponibilité en légumes est bien en deçà du minimum recommandé (73 kg par personne et par an).

     En Afrique sub-saharienne, la disponibilité en légumes ne couvre que 43% des besoins, d’où une malnutrition chronique. Bien qu’il existe des centaines de plantes comestibles comme légumes, seule une vingtaine est produite de façon intensive (Siemonsma et Piluek, 1994). Les légumes traditionnels sont natifs d’une région particulière, ou introduits depuis une autre aire géographique de longue date. Ils sont cultivés à l’échelle locale, en petites quantités, souvent très robustes (résistants aux maladies et aux conditions environnementales difficiles), très nutritifs et riches en phytonutriments. Malgré tout, la plupart sont sous-utilisés ou négligés. La teneur en nutriments des légumes est très variable.

     Parmi 240 plantes issues de 120 espèces testées à l’AVRDC, le taux de β-carotène (précurseur de la vitamine A) varie de 0 à 22 mg, avec une moyenne de 3,1 + 3,3 mg pour 100 g de poids frais (PF). La teneur en fer varie de 0,2 à 26 mg/100 PF, avec une moyenne de 2,1 + 2,6 mg/100g PF. La grande majorité des légumes contiennent moins de 4 mg de 􀀀-carotène et moins de 2 mg de fer pour 100g PF. Parmi les 120 espèces étudiées, Moringa oleifera apparaît comme l’une des espèces les plus prometteuses en fonction de la teneur en nutriments, de l’activité antioxydante, des composés phytochimiques, de la facilité de culture et de transformation, et des qualités organoleptiques.

     Le Moringa Oleifera est originaire de l’Inde, dans les vallées au Sud de l’Himalaya. Aujourd’hui, on le retrouve tout le long de la zone tropicale et subtropicale. Le Moringa, aussi appelé « Ne meurt jamais », peut croître aussi bien sur sol riche que sur sol pauvre et n’est que peu affecté par des conditions climatiques difficiles telles que la sècheresse.

Caractéristiques nutritionnelles

     Les fruits, les jeunes feuilles, les jeunes tiges et les fleurs sont consommables et se consomment partout dans le monde. Les informations scientifiques dont SUN for LIFE dispose actuellement démontrent que le fruit (la gousse) du Moringa Oleifera contient 2 x plus de protéines que le lait, 3 x plus de potassium que les bananes, 4 x plus de vitamines A que les carottes, 7 x plus de vitamines C que les oranges, sa teneur en matières grasses est de plus de 30%, la gousse est très facile à digérer. Les graines sont utilisées pour produire une huile de qualité alimentaire. L’huile de Moringa (huile de Ben) a un puissant anti-oxydant qui garantit une durée de vie remarquable et une grande stabilité. Elle a des propriétés nutritives, en émulsion, qui la font apprécier dans les produits pour les soins de la peau et des cheveux. Elle trouve également une place comme huile végétale, pour fabriquer du savon, des cataplasmes pour la peau, des produits cosmétiques et comme huile pour les lampes. L’huile de Ben est un concentré d’énergie nutritive. De petites quantités, ajoutées au régime alimentaire de jeunes enfants, peuvent leur apporter un apport important de nutriments dans leur alimentation et la rendre plus variée.

Cuisine

     Les jeunes gousses peuvent se consommer crues, en apéritif, ou accompagnées d’une vinaigrette. Les petites gousses vertes se cuisinent comme des haricots ou des asperges. Les graines contenues dans les grandes gousses vertes, une fois débarrassées de leur membrane, se cuisent comme des petits pois. Les graines séchées contenues dans les gousses sèches se mangent poêlées comme des arachides. Les feuilles peuvent être consommées comme légumes, salades, en curry, conserves au vinaigre et comme assaisonnement.

NB : des recettes de cuisines d’origines variées contribueraient à la vulgarisation du Moringa Oleifera..

Caractéristiques curatives et chimiques

     Les nombreuses vertus curatives du Moringa Oleifera (feuilles, fruits, écorces, racines et graines) sont en cours d’examen et pourront faire l’objet d’une extension ultérieure à ce document mais nous pouvons déjà citer les propriétés et applications suivantes : Pathologies liées à la malnutrition (cécité, etc), diabète, rétinopathie diabétique, conjonctivite, diurétique, héméralopie. Régulation de la tension ou de la pression artérielle (légèrement hypotenseur), Paralysies, tonique cardiaque et circulatoire, rachitisme, propriétés sédatives, hydropisies, Diarrhées.

  • Fièvres, céphalées, névralgies : racine en poudre par prise nasale, alternativement : le suc des feuilles instillé dans les yeux soulage des céphalées et des convulsions.
  • Rhumatismes, douleurs articulaires : racine en cataplasme.
  • Épilepsie, hystérie et douleurs abdominales : racines, écorce, feuilles, fleurs en décoction aqueuse sucrée.
  • Grippe, toux : tisane de fleurs. Bronchite : écorce pilée avec du sel ou cataplasme de racines sur la poitrine.
  • Dysenteries, fièvres, asthme : inciser le tronc, recueillir une petite cuillère de gomme, mélanger à 250 ml d’eau et boire en une fois.
  • Scorbut, plaies et champignons cutanés : cataplasme de racines et écorces de racines lavées à l’eau bouillante sur les parties atteintes
  • Plaies et abcès : application d’une pommade faite d’une poignée de fleurs mise à frire mélangée à de la cire d’abeilles, alternativement : feuilles fraîches pilées pour hâter la maturation et favoriser l’expulsion des corps étrangers.
  • Pour les enfants de 1 à 3 ans, 100g de feuilles fraîches ou 50 g de fruits procurent environ la moitié des besoins journaliers en calcium, fer, protéines et un tiers des besoins en potassium et en acides aminés essentiels Une consommation de 10 g de fruits frais suffit à couvrir les besoins en vitamines A et C.
  • Pour les femmes enceintes ou qui allaitent, les fruits et les feuilles de Moringa jouent également un grand rôle dans la santé de la mère, du foetus et du nourrisson. La plante fournit également un composé bactéricide et fongicide : le pterygospermin, deux alcaloïdes : moringine et moringinine, des acides aminés, du calcium, des glucosides de thiocarbamates et carbamates, du beta-sitostérol, des propriétés hypocholestérolémiantes, antiscorbutiques, bactéricides, fongicides, hypotensives et rubéfiantes ainsi qu’une activité antibiotique grâce au glucosinolate 4 alpha-L-rhamnosyloxyl.

 

Purification de l’eau

     Ses graines pilées sont utilisées pour la purification de l’eau (son nom arabe ‘shajarat al rauwaq’ signifie d’ailleurs: arbre purificateur) grâce à un poly électrolyte cationique. Traditionnellement, quelques feuilles déposées sur de l’eau saumâtre rendaient l’eau claire, sa pureté ne pouvant toutefois être prouvée. Actuellement, on purifie l’eau avec les graines broyées. Une controverse existe toutefois quant à la quantité de graines par litre d’eau, on parle de 3 graines / litre d’eau, de 50 graines / litre d’eau, de 30 à 200 mg / litre d’eau pour une durée d’immersion de 30 minutes à quelques heures. Les tourteaux obtenus après pressage de l’huile ont les mêmes propriétés que les fruits, les fleurs et les autres composantes de l’arbre et servent donc également à la purification de l’eau. Les évidences scientifiques prouvent la suppression de la turbidité de l’eau, l’élimination de 98 à 99% des bactéries indicatrices résultant en une qualité équivalente à celle d’une ‘eau de ville’.

 

Référence bibliographiques

Ezzati, F., Lopez, A.D., Rodgers, A., Hoorn, S.V. and Murray, C.J.L. 2002. Selected major risk factors and global and regional burden of disease. Lancet 360 (9343): 1347-1360.

 

Siemonsma, J.S. and Piluek, K. (eds). 1994. Vegetables. Bogor: Plant Resources of South-East Asia.

 

L’arbre de la vie, les multiples usages du Moringa. CTA, CWS – Lowell J.Fuglie - Trees for Life : www.treesforlife.org/project/moringa

 

 

 

 

26 octobre 2011

PRONAH : LES VERTUS DU GOMBO

LES VERTUS DU GOMBO

 

 

   De la famille des malvacées, le gombo est une plante tropicale à fleurs, originaire d’Afrique. Considéré souvent comme l’aliment des pauvres, tel que l’indique la dénomination que lui attribuent les Antillais, « asperge du pauvre », le gombo est doté de vertus insoupçonnées.

   L’aliment des pauvres aux vertus cachées découvert sur les bords du Nil en Ethiopie, il y a de cela 4000 ans, le gombo a été cultivé pour la première fois par les Egyptiens et s’est répandu par la suite sur tout le continent avant d’aller à la conquête du monde et d’être introduit en Europe au XII ème siècle par les Maures espagnols. Le mot gombo qu’on doit aux Angolais qui le nomment « ngumbo», désigne une plante, un buisson haut pouvant atteindre jusqu’à 2m50. Pitance réservée aux esclaves noirs des Etats-Unis, le gombo est considéré comme un aliment réservé aux pauvres. Mais, c’est sans connaître les vertus nutritionnelles et médicinales dont la nature providence a pourvu ce légume de couleur vert foncé à la peau ferme et recouverte d’un duvet soyeux.

   En effet, doté d’une valeur calorique située entre 25 et 40 kilocalories pour 100g selon les variétés, le gombo est un légume diététique. Cependant, il est très nutritif car il est riche en calcium, en vitamine A, C et C2 ainsi qu’en sels minéraux. Ainsi, dans 100 g de gombo, se trouvent : «7.5 g de glucides, 5.76 g d’hydrate de carbone, 2 g de fibres, 1.52 g de protéines, 1.7g de lipides, 256.6 mg de potassium, 50.4 mg de calcium, 46 mg de magnésium, 13.04 mg de vitamine C, 0.4 mg de fer, 36.5 micro grammes d’acides foliques et 460/U de vitamine A», une composition qui fait donc du gombo, un aliment complet. En outre, le gombo entre dans la composition de divers produits pharmaceutiques. Ainsi, on utilise le mucilage (un mucilage est une substance végétale constituée de polysaccharides, qui gonfle au contact de l’eau et produit une substance visqueuse semblable à la gélatine) de ce légume pour fabriquer de la «pâte de Nafé» et du «Sirop de Nafé», deux produits pharmaceutiques utilisés comme pectoral contre les rhumes et les affections de la poitrine. La racine contient également un mucilage à usage médical. Des propriétés de substitut de plasma sanguin, fluidifiant des systèmes liquides et sanguins sont attribuées au mucilage des gombos différent de celui des feuilles et de la racine. Aux Antilles, on attribue au gombo la vertu d’apaiser les troubles gastro-intestinaux dus à l’abus de l’alcool. Les propriétés antispasmodiques et le magnésium contenu dans ce légume auraient aussi un effet bénéfique sur le syndrome prémenstruel. Riche en fibres, le gombo est un allié de la digestion et a également un effet laxatif atténué par les propriétés antispasmodiques. Il combat la constipation s’il est consommé régulièrement en soupe, tandis que consommé cru, il soigne l’incontinence urinaire. Les feuilles du gombo possèdent également des vertus. Ainsi, écrasées dans l’eau de bain, elles tonifient et leur jus soigne une peau irritée. En complément avec les fleurs et préparées en bain-marie, elles soulagent les ampoules aux pieds et aux mains. Diminue les douleurs de l’enfantement. Prises en tisane trois fois par jour, les feuilles facilitent l’accouchement. Mais, attention, il est conseillé de ne prendre cette tisane que dans les derniers jours de la grossesse sinon elle peut provoquer un avortement. En friction sur le ventre d’une femme en travail, elles diminuent les douleurs de l’enfantement. La tisane faite avec les graines sèches du gombo est diurétique, elle aide à combattre les cystites et la dysenterie, l’irritation des intestins, l’hypertension, le diabète et les fièvres. Pour soigner la fièvre, on recommande de griller les graines sèches en poudre et de les faire bouillir quelques minutes pour donner aux enfants sous la dose d’une à trois cuillères à soupe. Par ailleurs, les chercheurs Nutritionnistes attribuent au gombo la vertu de faire baisser le taux du cholestérol de 30 à 50%.

21 octobre 2011

PRONAH : Impact des acides gras trans sur la santé

Impact des acides gras trans sur la santé

Genèse des acides gras trans

Les acides gras trans dans notre alimentation proviennent principalement de trois sources :

  • De la transformation bactérienne d’acides gras insaturés dans le “ventre” des ruminants. Ces acides gras trans peuvent se retrouver par la suite dans les produits laitiers (beurre, crème, fromages, lait) et les viandes (bœuf, mouton, etc.)
  • De l’hydrogénation catalytique partielle et la désodorisation des huiles végétales insaturées (ou parfois des huiles de poisson) riches en acides gras polyinsaturés.
  • Lors d’une friture d’huile, ou d’un chauffage, même à assez basse température (huile de lin par exemple).

Ils se forment donc au cours du raffinage des huiles végétales du commerce, cette opération comprenant une étape de désodorisation par chauffage.

Les effets des acides gras trans ?

Les acides gras trans ont la même structure que les acides gras saturés, en conséquence, les effets qu’ils ont sur les membranes cellulaires sont les mêmes. La plupart des tissus humains absorbent et incorporent les acides gras trans des aliments à des taux qui reflètent le régime alimentaire. Leur conversion en énergie se produit à un taux à peu près semblable à celui des acides gras saturés, ce qui signifie qu’ils ne s’accumulent pas dans les tissus à des taux plus élevés que les autres gras. L’acide gras trans peut aussi causer une augmentation du taux du mauvais cholestérol dans le sang mais ils ne le font pas généralement dans les mêmes proportions que les acides gras saturés. Les scientifiques n’ont pas encore découvert le mécanisme par lequel les gras trans élèvent le taux de cholestérol dans le sang. Les acide gras trans élèvent aussi apparemment le taux de lipoprotéines, un facteur favorisant les maladies cardiaques. Une étude sur la santé des infirmières menée à Boston, rapporte que les plus fortes consommations d’acides gras trans étaient associées à un plus grand risque de maladies coronaires. Cette étude a été sérieusement critiquée par un certain nombre de scientifiques. Les gras trans risquent d’agir plus au moins comme les gras saturés pour ce qui est des effets provoqués sur les lipides du sang, il est important que le patient cardiaque connaisse la quantité des gras à la fois saturés et trans qu’il a consommé. Les acides gras trans et les acides gras saturés sont mauvais pour la santé, car ils ont tendance à augmenter les risques de maladie du cœur.

Les dangers des acides gras trans

Les gras trans ont deux effets qui accroissent le risque de maladie du cœur.

Ils augmentent le taux de mauvais cholestérol (lipoprotéines à faible densité) dans le sang. Les lipoprotéines à faible densité constituent un facteur de risque de maladie du cœur.

Ils diminuent le taux de bon cholestérol (lipoprotéines à haute densité, HDL) dans le sang. Les HDL protègent contre les maladies du cœur.

L’OMS préconise une consommation d’acides gras trans quotidienne n’excédant pas 1% de l’apport énergétique total quotidien et la communauté scientifique admet que moins nous ingérons d’acides gras trans autres que ceux naturellement présents dans les produits animaux, meilleur cela s’avère pour notre santé.

Comment savoir si les aliments que nous mangeons possèdent des acides gras trans ?

Il suffit de lire l’étiquette (la composition) de votre produit, les acides gras trans sont en général décrits comme des huiles végétales hydrogénées.

Quelques conseils pour réduire les risques

      Consommer moins d’aliments contenant des acides gras trans.

      Choisir des produits laitiers moins gras, des viandes plus maigres et des aliments préparés avec peu ou pas de gras.

      Choisissez une margarine molle dont l’étiquette indique sans gras ou non hydrogéné

      Mangez moins de fritures. Lorsque vous en faites, utilisez des huiles à forte teneur en gras monoinsaturés.

      Ne réutilisez pas les huiles plus de deux ou trois fois.

 

21 octobre 2011

PRONAH : Types de graisses : saturées, mono-insaturées et polyinsaturées

Types de graisses : saturées, mono-insaturées et polyinsaturées

Connaitre les différents types de graisses

D’un point de vue moléculaire, les graisses sont classées en 4 groupes distincts, selon le fait que les liaisons de carbones soit oui ou non saturées par des molécules d’hydrogènes.

      Les graisses saturées

Elles sont dites saturées, car les liaisons disponibles sont toutes occupées par un atome d’hydrogène. C’est de la chimie, on n’y comprend rien et pour ne pas nous faciliter la tâche, ces acides gras sont présentes en masse dans tout ce que nous aimons bien. Donc restriction stricte et précaution maximale sur les aliments suivants : le beurre, le fromage, la viande grasse, le lait entier, les tartes salées et sucrées, les pâtisseries, les jus de cuisson de viande, la margarine solide, l’huile de coco et de palme…

      Les graisses mono-insaturées

Les graisses mono-insaturées, dont les deux atomes de carbones ont une seule double liaison. Lorsque les acides gras sont mono-insaturés, ils sont relativement stables dans le sens où ils ne se dénaturent par facilement à la chaleur ou à l’air. Du coup, ce type de graisse peut être nous donner un coup de pouce dans nos régimes, avec beaucoup de modération. Dans cette deuxième catégorie d’huile, on trouve donc l’huile d’olive, l’huile de noix, l’avocat, les amandes, les noix de cajou...

      Les graisses polyinsaturées

Les graisses polyinsaturées, quant à elles, sont des graisses qui ont des liaisons doubles. Les omégas 3 et 6 sont classés parmi les graisses polyinsaturées. Ces graisses ne se compactent pas facilement et restent liquide même réfrigérées, elles sont relativement instables surtout à la chaleur. Ces acides gras dits « essentiels » puisqu’ils ne peuvent être synthétisés par le corps, sont donc, comme son nom l’indique, essentiel au bon fonctionnement du corps. Il en faut, pas trop, et pas chauffé. Les omégas 3 et 6 se trouvent principalement dans les poissons gras comme le saumon, le hareng, la truite…mais également dans les noix, le soja, les graines de lin, le maïs.

      Les graisses transformées

Les graisses dites « trans », comprenez là, transformées. En effet, le procédé industriel d’extraction induit une très haute température et pression qui dénature les graisses et produisent des radicaux libres, très dangereux pour la santé. Aussi, ce type de graisse est tout simplement à bannir de notre alimentation et de nos régimes. Elles sont présentes dans les aliments industriels, les fritures, les laitages…

 

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18 octobre 2011

PRONAH : CHOLESTEROL, Un risque de danger pour la santé !

CHOLESTEROL : Un risque de danger pour la santé !

Le cholestérol est un lipide de la famille des stérols qui joue un rôle central dans de nombreux processus biochimiques. Le cholestérol est présent dans toutes les cellules. Son taux élevé peut entraîner des calculs biliaires ou constituer un facteur de risque de l’athérosclérose.

Le mot cholestérol désigne une molécule et ne doit pas être confondu avec les termes de bon cholestérol et de mauvais cholestérol faisant référence aux HDL et LDL, les transporteurs du cholestérol dans le sang.

Le bon cholesterol et le mauvais cholesterol :

Il n’existe évidemment pas deux types de cholestérol. Mais le cholestérol est véhiculé dans le sang par des systèmes de transport avec des rôles bien différents : les lipoprotéines LDL (lipoprotéines de petite densité) et HDL (lipoprotéines de haute densité).

      Les HDL récupèrent le cholestérol dans les organes qui en ont trop pour le rapporter au foie où il est éliminé. Elles ont la faculté de nettoyer nos artères de tous les dépôts lipidiques de mauvaise qualité et de réduire le risque de voir apparaître une plaque athéromateuse. C’est le bon cholestérol.

      Les LDL déposent le cholestérol sur les parois des artères. Il se forme alors, petit à petit, de véritables plaques de graisse, appelées athéromes. C’est le mauvais cholestérol.

Les dangers et les risques pour la santé du cholestérol :

Les études épidémiologiques ont permis de montrer que l’excès de mauvais cholestérol et le manque de bon cholestérol étaient des facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire.

Le cholestérol est un des agents responsables de l’athérosclérose qui conduit aux maladies cardio-vasculaires. Le cholestérol, on en a besoin : c’est un constituant des parois des cellules, il contribue à la production d’hormones. Mais il n’en faut pas trop.

Quand on a trop de cholestérol LDL, il se dépose sur la paroi des artères, coronaires notamment, et les encrasse. Au fil des années, le diamètre de celles-ci se rétrécit, le sang y circule de plus en plus mal et des caillots s’y forment plus facilement. Si, un jour, un caillot se “coince” dans une artère du cœur et la bouche, c’est alors l’infarctus.

En fonction de votre taux de LDL et HDL  les risques suivants pour votre santé peuvent exister :

  • Infarctus (une crise cardiaque) liés à l’athérosclérose (une obstruction par un mécanisme d’oxydation des artères).
  • AVC (un accident vasculaire cérébral) lié à l’athérosclérose.
  • Problèmes liés à la coagulation

Remarquons que les médecins parlent d’excès de cholestérol lorsque votre taux de cholestérol total excède les 6.5 mmol/L ou que votre taux de LDL (mauvais cholestérol) est supérieur à 4.5 mmol/L. Ces informations sont à titre purement informative, demandez conseil à votre médecin pour plus d’information.

Une accumulation de risques du cholestérol :

Lorsqu’il circule en excès dans le sang, le cholestérol devient dangereux pour votre cœur, votre cerveau, et vos jambes. Vous augmentez vos risques de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral.

L’excès de cholestérol, peut avoir des conséquences graves pour la santé. Et pourtant, on ne ressent généralement pas grand chose. C’est pourquoi, il est souvent difficile de bien suivre son traitement chaque jour, quand aucun symptôme ne vous rappelle que vous êtes malade. Pourtant, seule une prise en charge à long terme permet d’éviter de graves complications.

Dans la grande majorité des cas, l’hypercholestérolémie est totalement dénuée de symptôme jusqu’à l’apparition des complications : plaques d’athérome (rétrécissement de l’artère visible à l’échographie), attaques cérébrales (ou accident vasculaire cérébral) ou cardiaques (infarctus), artérite des membres inférieurs… Autant de troubles qui peuvent occasionner des douleurs ou d’importants handicaps voire mettre la vie en danger. Un traitement permet d’éviter de telles complications. Encore faut-il le suivre régulièrement… Pour vous motiver, sachez mieux en évaluer les bénéfices et n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Le cholestérol associé au cancer ?

Des taux bas de mauvais cholestérol dans le sang seraient associés à un risque légèrement accru de cancer. Mais aucune raison encore d’arrêter les statines, selon les chercheurs.

Pour faire baisser le taux de « mauvais » cholestérol LDL dans le sang, les statines ont fait leurs preuves et sont couramment prescrites par le médecin, même si leurs effets sur la mortalité totale restent controversés. Au même moment, on voit poindre une nouvelle polémique liée à l’usage de ces médicaments : une étude américaine vient de montrer que de très faibles niveaux de LDL cholestérol, conséquences de fortes doses de statines, seraient associés à un risque de cancer légèrement plus important que la normale. « Il ne faut pas pour autant cesser de prendre les statines prescrites par votre médecin », dit le Dr Karas, auteur de l’étude. « Un grand nombre d’études ont déjà clairement prouvé l’efficacité des statines dans la réduction des risques de maladies cardiovasculaires ».

 

16 octobre 2011

PRONAH : LES ANTIOXYDANTS

LES ANTIOXYDANTS

Flavonoïdes, zinc, sélénium… vous avez certainement entendu parler de ces fameux antioxydants censés nous protéger contre les radicaux libres. Mais comment tout cela fonctionne ?

Les radicaux libres

Ils sont produits naturellement par l’organisme. Ils entrent dans les processus de production d’énergie par exemple. Ils interviennent également dans les mécanismes immunitaires en permettant de lutter contre l’invasion par des bactéries ou des virus. Mais sous certaines conditions, ils peuvent être produits en excès et se mettent à dégrader les parois des cellules, les protéines ou l’ADN. On parle alors de "stress oxydatif".

Heureusement il y a les antioxydants !

L’"antidote" contre les radicaux libres, ce sont les fameux antioxydants. Sous ce nom se cachent plusieurs molécules, essentiellement des vitamines et des oligo-éléments. Ceux-ci vont réagir avec les radicaux libres pour les rendre inoffensifs. Dans l’organisme, il y a un équilibre permanent entre l’une et l’autre de ces familles chimiques. Les antioxydants éliminent en permanence les radicaux libres en excès. Les problèmes se posent lorsqu’un déséquilibre apparaît.

D’où vient ce déséquilibre ?

Un déséquilibre peut être lié à un manque d’antioxydants dans l’alimentation. Mais il est également du à des facteurs extérieurs, qui vont entraîner une augmentation de la quantité de radicaux libres. Citons notamment :

  • La cigarette ;
  • L’alcool ;
  • La pollution ;
  • L’exposition au soleil ;
  • L’exercice physique intense ;
  • Certains médicaments.

Protégé des maladies ?

Plus de 200 maladies seraient liées à un déséquilibre entre antioxydants et radicaux libres. Mais les recherches sur le sujet sont nombreuses et parfois contradictoires. Néanmoins, des maladies telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires semblent fortement corrélées à un excès de radicaux libres. La cataracte, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou les problèmes articulaires sont également souvent cités. Une étude actuellement menée en France, SU.VI.MAX., devrait permettre d’en savoir plus sur le rôle des antioxydants et l’effet d’une supplémentation.

Où trouve-t-on les antioxydants ?

Les antioxydants se cachent dans un grand nombre d’aliments. Pour les principaux, les sources sont ainsi très diverses :

  • Vitamine C : poivron, goyave, oseille, citron, orange, kiwi, choux, papaye, fraises…
  • Vitamine E : huile de tournesol, de soja, de maïs, beurre, margarine, oeufs…
  • Vitamine A : foie, beurre, oeufs…
  • Sélénium : Poissons, oeufs, viandes…
  • Zinc : fruits de mer, viandes, pain complet, légumes verts ;
  • Polyphénols (flavonoïdes et tanins en particulier) : fruits et légumes, vin, thé…
  • Les vitamines antioxydantes

L'organisme produit des radicaux libres, substances dangereuses pour l'organisme en raison de leur pouvoir oxydant très élevé. Pour contrer ses effets néfastes, il peut s'appuyer sur les vertus antioxydantes de plusieurs vitamines.

Certaines vitamines exercent une action antioxydante et protègent ainsi le corps des effets néfastes des radicaux libres. A, C, E...

Vitamines A

La vitamine A est présente uniquement dans les aliments d'origine animale, surtout dans le foie. Néanmoins, certains végétaux contiennent des provitamines A (carotènes), c'est-à-dire des substances que l'organisme est capable de transformer en vitamine A. Elle est indispensable à la vision et à la croissance des bronches, des intestins ou encore de la peau.

Vitamine C

La vitamine C est nécessaire à la synthèse des vaisseaux sanguins et des muscles. Elle favorise l'absorption du fer présent dans les aliments et intervient dans plusieurs mécanismes hormonaux. Elle a des propriétés antioxydantes.

Vitamine E

La vitamine E a un effet protecteur particulièrement important vis-à-vis des cellules de l'organisme. Elle joue un rôle important dans les mécanismes de la procréation et intervient dans la synthèse des globules rouges.

Les polyphénols

Les polyphénols limitent ainsi l'apparition de certains troubles. Les derniers travaux en date ont été présentés lors du congrès "Polyphénols et santé" qui s'est déroulé à Vichy en novembre 2003. Les scientifiques ont ainsi souligné différentes vertus de ces composés :

  • Contre les maladies cardiovasculaires. Les polyphénols pris lors d'un repas permettraient de lutter contre l'oxydation du mauvais cholestérol. Cela empêcherait ainsi les phénomènes à l'origine de l'obstruction des artères.
  • Contre les cancers. Comme tous les composés antioxydants, les polyphénols préviennent la formation des tumeurs. En effet, ils vont empêcher la formation des agents à l'origine des mutations génétiques nocives.
  • Contre l'ostéoporose. Certains polyphénols peuvent agir comme des hormones. Il s'agirait par exemple des isoflavones de soja. Certes, leur rôle contre la diminution du capital osseux reste encore controversé chez l'homme.

Les minéraux antioxydants

Les minéraux sont presque aussi indispensables que les vitamines pour notre organisme. Parmi ceux-ci, certains ont une vertu particulière (lutter contre les radicaux libres et protéger son organisme du vieillissement et de certaines maladies) : ce sont de puissants antioxydants zinc, sélénium et dans une moindre mesure le manganèse.

  • Selenium

Le sélénium est un oligo-élément anti-oxydant qui intervient dans le métabolisme des radicaux libres et d'autres substances produites par l'oxydation des lipides au niveau des membranes cellulaires. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme au niveau du foie et contribue au maintien des muscles squelettiques et cardiaques et des spermatozoïdes.

  • Zinc

Le zinc est un oligo-ément qui intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques et joue un rôle important dans le métabolisme des protéines, des glucides et des lipides. La carence en zinc peut entraîner un retard de croissance, des anomalies de la maturation sexuelle, des troubles du goût, des problèmes immunitaires, des problèmes de peau et de cicatrisation. C'est un anti-oxydant et il interviendrait dans la prévention des effets toxiques dus aux radicaux libres. Dans l'acné inflammatoire modérée, le zinc a même démontré une efficacité équivalente à la tétracycline, l'antibiotique de référence dans le traitement de l'acné !

  • Manganèse

Le manganèse participe à l'utilisation des glucides et des lipides par l'organisme. Il entre en jeu également dans la lutte contre les radicaux libres. Il peut même parfois remplacer le magnésium chez certaines enzymes qui en ont besoin. Des apports insuffisants en manganèse peuvent théoriquement favoriser chez l'homme des problèmes osseux. De plus, ils pourraient entraîner une augmentation du taux de cholestérol. Néanmoins, pas de panique : aucun cas de carence n'a encore été observé.

 

 

16 octobre 2011

PRONAH : Les Probiotiques, Que faisons-nous de ce que nous savons?

Les Probiotiques, Que faisons-nous de ce que nous savons?

   Les probiotiques, sont les micro-organismes réels qui ont un effet bénéfique sur la santé. Ils ont été utilisés dans la production d'une large gamme de produits, depuis le stade infantile aux personnes âgées. Certaines études suggèrent même que les probiotiques sont mieux compris et plus largement utilisées que les prébiotiques, malgré les avantages qui peuvent être dérivées de ces derniers. Les probiotiques sont surtout dans les produits laitiers frais comme les laits fermentés et les yaourts fabriqués avec ces bactéries. Ils facilitent le confort digestif (contre les douleurs, crampes, ballonnements...) et améliorent le transit intestinal. Ils sont utiles en cas de mauvaise digestion du lactose (le sucre du lait). Ils participent à la prévention de certaines diarrhées virales, bactériennes ou associées à la prise d’antibiotiques. Enfin, ils jouent un rôle dans le renforcement de l’immunité, vis-à-vis des allergies et des eczémas.

La consommation de probiotiques liée à moins de complications maternelles à la naissance

     La consommation régulière de produits laitiers à base de probiotiques sont associés à une réduction de 20% de risque de prééclampsie, suggère de nouvelles données de l'Institut norvégien de santé publique. Les avantages potentiels sont encore plus prononcés lorsque les chercheurs ont étudié la prééclampsie sévère, avec des doses journalières associées à une réduction de 39%, selon les résultats publiés dans  le Journal américain de l’épidémiologie.

    La prééclampsie, affectant deux ou trois pour cent de toutes les grossesses, survient lorsque la pression artérielle d'une mère monte, résultant à l'hypertension, et l'excrétion de protéines dans l'urine devient trop élevée. Il est estimé à être responsable d'environ 60 000 décès dans le monde entier. On ne sait toujours pas pourquoi certaines femmes enceintes développent une prééclampsie, bien que le stress oxydatif et l'inflammation aient proposé de jouer un rôle.

    Selon les chercheurs norvégiens, les probiotiques peuvent conférer des avantages par deux voies: Une possibilité est un effet local sur les cellules entourant l'embryon (trophoblastes placentaires), et une autre possibilité est via un effet global sur l'inflammation. «Cette vaste étude d'observation indique une association indépendante de protection entre l'apport des produits laitiers en probiotiques et la prééclampsie, notamment la prééclampsie particulièrement sévère, ce qui suggère que les probiotiques pourraient spécifiquement «cibler» et  modifier le type d'inflammation dans la prééclampsie sévère sous-jacente", écrivent les auteurs, dirigé par le Dr Anne Lise Brantsæter. «Des enquêtes avec des  souches/espèces spécifiques avec l'utilisation des essais contrôlés randomisés sont recommandées pour une évaluation approfondie de l'effet des probiotiques sur la prééclampsie».

     Les chercheurs norvégiens ont analysé les données de 33 399 femmes participant à l'étude de la cohorte mères et  enfants norvégiens. L'apport en lactobacilles des produits à base de lait a été déterminé en utilisant un questionnaire de fréquence alimentaire, tandis que l’incidence de la prééclampsie a été déterminée en utilisant le registre des naissances médicales norvégiennes. Les résultats ont démontré que l'apport quotidien d'au moins 140 ml de produits laitiers riche en probiotiques a été associée à un risque réduit de 20% de la prééclampsie. Les effets étaient plus prononcés pour la prééclampsie sévère, avec des doses journalières et hebdomadaires des produits laitiers avec des probiotiques résultant à une réduction de risque de 39% et 25%, respectivement

    "Ces résultats suggèrent que la consommation régulière de probiotiques à base de lait pourrait être associée à une diminution du risque de prééclampsie chez les femmes primipares," ont-ils conclu.

Source: le Journal américaine de l’épidémiologie; Publié en ligne avant impression,

"La prise de probiotiques alimentaires et risque de prééclampsie chez les primipares: l'étude de cohorte de la mère et de l'enfant norvégiens"

Auteurs: AL Brantsæter, R. Myhre, M. Haugen, S. Myking, V. Sengpiel, P. Magnus, B. Jacobsson, HM Meltzer

 

 

14 octobre 2011

Prévention des maladies par les aliments

Prévention des maladies par les aliments

« Que ton aliment soit ta seule médecine. » Ces paroles d’Hippocrate, le père de la médecine occidentale, sont aujourd’hui encore plus vraies que jamais. Chaque jour, la relation entre les aliments et la santé est renforcée. L'utilisation des aliments à des fins médicinales est à votre porte avec les aliments fonctionnels.

La santé par les aliments fonctionnels

Derrière ces termes très tendance se cachent des aliments qui se retrouvent régulièrement dans vos assiettes. Les aliments fonctionnels renferment des éléments bénéfiques pour la santé autres que leurs propres propriétés nutritionnelles de base, comme fournir de l’énergie, des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines, des minéraux et de l’eau. Ils vous procurent donc des éléments nutritifs supplémentaires et vous garantissent une bien meilleure santé! Dans les faits, beaucoup d’aliments sont considérés comme fonctionnels car, presque chaque jour, la science découvre aux aliments de nouvelles composantes qui sont bénéfiques pour la santé (antioxydants, éléments phytochimiques, etc.).

Aliments fonctionnels

Catégories

Exemples potentiels

Aliments de base

Fruits, légumes, lin, poissons gras

Aliments transformés

Céréales de son d’avoine

Aliments transformés avec ingrédients ajoutés

Jus de fruits enrichi de calcium

Aliments améliorés qui contiennent une quantité plus élevée d’une composante fonctionnelle

Tomates à forte teneur en lycopène ; Avoine à forte teneur en béta-glucane

 

Selon les éléments nutritifs qui les distinguent, les aliments fonctionnels pourraient contribuer à la prévention et à la réduction des risques de cancer, de maladies cardiovasculaires et de diabète, ainsi qu’à la diminution de problèmes de santé tels que l’hypertension et les troubles gastro-intestinaux.

Composants fonctionnels

La liste des végétaux ayant des effets fonctionnels est plutôt longue. Voici donc quelques exemples des trésors que recèlent les aliments fonctionnels

 

Composants fonctionnels

Sources

Avantages éventuels

Caroténoïdes

Alpha-carotène
Béta-carotène
Lycopène



Carottes
Fruits et légumes

• Neutralise les radicaux libres

• Réduirait probablement les risques de cancer de la prostate

Acides gras

Acide gras oméga-3



Poissons gras et leur huile

• Réduirait les risques
de maladies cardiovasculaires

Flavonoïdes

Anthocyanidines
Catéchines
Flavonones

Flavone



Fruits
Thé
Agrumes
Fruits et légumes

• Neutralisent les radicaux libres

Phytoestrogènes

Isoflavones



Soya

• Contribueraient à prévenir les maladies cardiovasculaires et
l’ostéoporose.

 

Cela dit, un aliment fonctionnel n'est pas un remède universel. Il permet plutôt de bien manger et d'améliorer sa qualité de vie.

Aliments fonctionnels ou nutraceutiques : quoi choisir ?

Un produit nutraceutique est la composante bénéfique qui est extraite d’un aliment fonctionnel pour être vendue sous forme de pilules, de poudre ou sous d’autres formes médicinales qui ne sont pas généralement liées à des aliments. Par exemple, il est possible d’acheter le lycopène de la tomate, la génistéine du soya ou les acides gras oméga-3 du poisson au comptoir des produits naturels de votre pharmacie. Certains préfèrent retrouver les effets bénéfiques des aliments sous forme de comprimés rapides à avaler. Mais attention : tant que la réglementation canadienne ne contrôlera pas ces produits naturels, le contenu en ingrédients actifs de ces pilules n’est pas garanti. Les aliments renferment plusieurs éléments nutritifs connus ou encore à découvrir. Plutôt que d’acheter des nutraceutiques qui ne contiennent qu’une seule composante bénéfique pour la santé, misez sur les aliments : vous serez toujours gagnant !

Référence

Institut National de la Nutrition. Aliments fonctionnels. Rapport vol 15 (2). [En ligne]. http://www.agr.gc.ca/aliments/nff/.

 

11 octobre 2011

PRONAH : Les Prébiotiques, Que faisons-nous de ce que nous savons?

Les Prébiotiques, Que faisons-nous de ce que nous savons?

Les prébiotiques sont des fibres alimentaires non-digestibles qui affectent avantageusement le corps humain en stimulant sélectivement la croissance et/ou l'activité de bonnes bactéries résidant déjà dans le corps, améliorant ainsi la santé.

 

Les prébiotiques montrent un bienfait pour les os chez les ados

Des suppléments quotidiens d'une fibre prébiotique peuvent stimuler l’absorption du calcium et du magnésium dans l'intestin, et aider à construire des os sains durant l'adolescence, suggère une nouvelle étude avec des rats. Dirigée par des chercheurs de l'Université Purdue, il a été signalé qu’une concentration entre 2 et 6% de galacto-oligosaccharides (GOS) augmente à la fois l'utilisation du calcium et du magnésium ainsi que les propriétés de la croissance osseuse chez les rats.

«La capacité de chaque pourcentage d’augmentation du GOS alimentaire pour améliorer l'absorption du calcium par près de 1,7%, et celle de magnésium par près de 3%, est une contribution importante de cet ingrédient d'aliments fonctionnels», ont écrit les chercheurs dans le Journal de chimie agricole et alimentaire. Les GOS sont dérivées du lactose des produits laitiers. L'étude a utilisé une marque d’ingrédient appelé le FrieslandCampina Vivinal GOS90, et le géant laitier néerlandais a financé l'étude.

L'étude soutient les avantages potentiels d’un apport en fibres prébiotiques pour la santé osseuse. Il a été observé que les fibres aident à la solidité des os en changeant la flore dans le côlon. Les fibres favorisent aussi de manière sélective la croissance des bactéries bénéfiques dans l'intestin, qui produisent à leur tour des acides gras à courte chaîne. Ces acides gras diminuent le pH dans l'intestin, et d'améliorent la solubilité de minéraux présents. Le calcium et le magnésium sont alors mieux absorbés dans le corps.

Maximiser l'accumulation osseuse au cours des années pubères est considérée comme l'un des deux meilleurs moyens de réduire le risque d'ostéoporose plus tard dans la vie. Environ 35% de la masse osseuse d'un adulte est bâti pendant la puberté. L'autre approche est d'augmenter la densité osseuse chez les femmes ménopausées à haut risque par une meilleure alimentation ou des suppléments.

L'ostéoporose est caractérisée par une faible masse osseuse, ce qui conduit à une augmentation de risque de fractures, en particulier des hanches, la colonne vertébrale et des poignets. Environ 75 millions de personnes souffrent d'ostéoporose en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Les femmes sont quatre fois plus susceptibles de développer l'ostéoporose que les hommes.

Dirigée par Connie Weaver, Ph.D., professeur distingué et Chef du Département des aliments et de nutrition à l'Université Purdue, les chercheurs ont étudié l'effet de différentes doses de GOS sur l'absorption des minéraux et la santé osseuse chez les rats en croissance. Les cobayes avaient leur alimentation normale complémenté avec 0, 2, 4, 6 ou 8% de GOS pour huit semaines.

Les résultats ont montré que le GOS a été associée à une diminution du pH dans la partie supérieure du gros intestin (le caecum), un résultat qui semble compatible avec le mécanisme d'action proposé des prébiotiques. Les concentrations de bifidobactéries dans l'intestin ont également augmenté. Les chercheurs ont également constaté que, comme la dose de prébiotique augmente, l'absorption du calcium augmente. L'absorption du magnésium a également augmenté en réaction à la supplémentation prébiotique, mais ce n'était pas lié à la dose fournie. L'analyse de la densité osseuse a révélé que les suppléments en GOS produit plus de masse osseuse à un éventail de sites squelettiques, y compris la cuisse et le tibia.

"Dans le régime alimentaire d'un rat, 2% de GOS en poids correspond à près de 8g de GOS / jour chez l'homme si elle est déterminée sur la base de la surface corporelle proportionnelle", a expliqué le professeur Weaver et ses collègues. "Les recommandations de consommation de fibres pour les enfants sont de 14 g/1000 kcal, mais la plupart d’entre eux consomment bien en dessous des niveaux recommandés. Ajout d'un prébiotique à des aliments populaires auprès des enfants est une stratégie visant à améliorer la consommation de fibres. Sur la base des résultats de cette étude, les GOS semblent avoir le potentiel pour contribuer à une masse osseuse améliorée pour plus de force musculaire", ont-ils conclu.

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